Cela paraîterait narcissique, voire hautain
Diraient certains malandrins
De s'autoversifier, d'étendre des lignes
Sur soi, en fignolant les rimes
Mais je ne me vante d'aucune qualité
Ce mot s'est effacé de mon dictionnaire
Je n'ai pour valeur que galanterie et honnêteté
Je n'aspire qu'à procurer aux autres un peu de bonheur
Je suis le Roi des crédules
Le Prince des passifs, Le Seigneur des indécis
J'omet tjrs que sous les aspects découle
Le désir, d'user, d'abuser de ma vie
J'élève le romantisme trop loin
Je suis maladroit, peu serein
Dès qu'il s'agit d'affaires de coeur
Je laisse parler une profonde blessure
Je me suis mutilé pendant un quatrain d'années
Passés, ou que dis-je, perdus à souhaiter
Qu'une personne vienne à ma rencontre
Et qu'ainsi se multiplient les rencontres
Mais le destin à voulu à chaque fois
Que la girouette du dit Amour soit
A l'opposé de mes espérances
Ce qui me plongea dans une horrible transe
Je laisse valser mes idées noires
Sous un requiem morbide
Et je laisse souvent choir
Mon impossible rêve, mon devenir
Maintenant, L'amour n'est plus le bienvenu
Dans la maison de mon triste coeur
Rempli de haine, de souffrance, de malheur
Plongé dans une terrible froideur
Mais, j'espère toujours que l'on osera
Me porter quelque bonheur
Auquel je ne m'y attenderais pas
Cela, peut-être, gommera cette douleur
En attendant, j'honore mon sceau
D'ami fidèle, bien que Candide
J'essaie de panser les maux
De mes amis, de leur ôter leurs rides
Ainsi suis-je, Ainsi je serais !
SimaYi