Pourquoi nous faire culpabiliser ?
Comme tout est rose pour vous ...
C'est si dur de voir le bon côté.
Bien sur nous sommes chanceux,
Chanceux d'être nés là où il y a de la place pour deux,
Chanceux pourtant de se sentir mal aimés,
Chanceux de se croire seuls et délaissés,
Chanceux de se faire appelés déprimés ...
Chanceux de voir la réalité ...
Mon c½ur dicte ses pensées profondes
A une plume blanche qui frémit, un soir
Laissant couler son sang noir
Sur une feuille blanche qui en demande
Je conte mes joies et mes peines
Autant que celle de ce monde
Qui chaque jour, se fait plus immonde
Qui chaque jour, pleure et saigne
Mais voilà que j'entends des dires
Venant d'une ruelle sordide
Traitant ces pensées de morbides
Voyant comme troublant, mes brefs soupirs
Nous, pauvres poètes dévorés par nos passions,
Peut-être vous paraissons-nous trop gâtés
Pour faire de chaque souci un vrai poison.
Non ... jamais vous ne comprendrez ...
Vous ne voyez que le paradis terrestre
Ignorant l'enfer sombre qui se terre
Candide est votre perception
Trop belles sont vos allusions
A la mort je ne fais qu'allusion
Je ne lui voue ni culte ni adoration
Je laisse simplement mon c½ur me dicter
Je le laisse transcrire ses pensées
Si mes pensées agonisent souvent
Ce n'est que pour libérer mon organe battant
Des douleurs, et des tourments
Qui le rongent, à tout instant
Et qu'importe si cela vous ennuie ;
Nous ne demandons pas à être suivis
Dans notre éternelle agonie ...
Alors, cessez ces commérages puérils
La terre est Enfer et non pas que Paradis
Les joies y sont présentes, les peines aussi
Un c½ur vit des joies, un bonheur futile
Autant que des peines, un rêve impossible
Le monde est en deux scindé, et tout y est possible




