Où se perd les couples amoureux
Voit-on là gésir quelque figure morose
Voit-on pleurer quelque malheureux
La larme à l'½il, il voit au loin
Les jours qu'il croyait être meilleurs
Lui, errant en triste malandrin...
Le c½ur chargé de chagrin et de rancoeur
Son visage est sans expression
Ses yeux ont vu trop de larmes perler
à leurs paupières frontières
Son grand rêve d'illusion s'est estompé
laissant place à l'océan du malheur
Ou se noie ses nuits solitaires et sa déraison
Ses mains frémissent telles une feuille d'automne
Couvertes d'innombrables cassures
le jour errant, la nuit ivrogne
Il traîne ses profondes blessures
Et là le sang se marie à l'alcool
Il s'écorche, boit et batifole
Seul dans son lit de fortune, il se laisse bercer
Par tous ses rêves désuets
Qu'il tente encore de garder
Pour se laisser encore poignarder
Par Dame tristesse qui chante ses malheurs
Et se laisse doucement bercé
Par le chant de l'éternelle torpeur...
....
Certes il a des amis
Avec lesquels il ne lui manque pas de rire
Mais la vie véritable pour lui
se résumerais en un sourire
Qui lentement le consumerais
Qui pourrait le ressusciter....
Il espère jour et nuit
Qu'un soleil pourrait illuminer
Sa terne, pitoyable vie
Qui enfin, aurait peut être débuté
En vain il a légué sa patience
Aux mains du temps, et à l'évidence
Le destin n'osera jamais lui donner
Cette lumière que longtemps il recherchait
Le voilà, une nuit venue....
Sur le pont de la dernière chance
Il se laissa doucement s'affaisser
Dans la pénombre de la providence
.....
Un mal aimé a péri dans les flots
Du suicide providentiel
Loin des amoureux, ces sots
Peignés dans cette aquarelle
....
Au mur d'une maison
Où un couteau ensanglanté
Tenait compagnie à un verre de boisson
Où vivait le mal aimé...
SimaYi