Une plage que la mer embrasse à souhait
Ses mains blanches, doucement s'enlisent
Dans cette étendue dorée, déja comblée
Quelques pas sur ce sable mouillé
Près de la mère bleue ils furent balayés
D'autres vinrent rejoindre les premiers
Près du saphir liquide ils cessèrent d'exister
Deux corps inertes se contemplaient
Deux âmes tout bonnement exaltées
Par la présence d'une s½ur, elles furent comblées
Et à leur grand bonheur, elles s'embrasaient
Par un soir d'hiver, une terre couverte de cristal
Une précipitation, puis deux, un accident banal
Une main en saisit une autre, l'aider à se relever
Un rougissement, un sourire, les voilà qui s'en allaient
Bras dessus, bras dessous, marchant dans la ville
Réchauffés par cette ardeur naissante
Bras dessus, bras dessous, dans une ruelle
Ils esquissèrent un premier baiser
Les amoureux se promettent monts et merveilles
Se câlinent tendrement dès leur éveil
Rient de bon c½ur des peines de la veille
Se couchent dans un lit rouge vermeille
Les amoureux s'échangent fleurs et chocolat
Immortelle, Muguet, Rose et Lilas
Se marient dans des bouquets spontanés
Qui marie douceur, fraîcheur et beauté
Les amoureux se consument la nuit venue
Leur ardeur, encore plus belle, se fait nue
Ils se touchent, se caressent avec passion
Mutuellement, pour l'autre ils deviennent obsession
Les amoureux se disputent là où l'amour n'est plus
Le charme des premiers jours n'existe plus
La colère les emporte, la distance les chagrine
Ils n'aspirent qu'à retrouver cette joie divine
Ils se taisent, de nouveau réunis
Versent des larmes, puis de nouveau sont conquis
Ils reprennent goût à la vie
Et là, ils se perdent dans un jardin, où ils sourient